Chère lectrice, cher lecteur, un post un peu particulier, cette fois. Jusqu’à nouvel ordre, vous ne lirez pas, dans mes publications sur Facebook et Twitter et dans mes articles sur ce site, de réponse de la Ville de Voiron. Ces articles seront donc forcément incomplets. Ce qui, pour un journaliste professionnel, est difficile à admettre.

Ce n’est pas faute d’avoir essayé de les rencontrer. Je vous passe l’enchaînement d’e-mails restés sans suite et d’appels téléphoniques menant à une impasse ; même un courrier adressé directement au maire de Voiron n’a pas infléchi sa position.

La Ville de Voiron ne répondra à aucune de mes questions, à aucune de mes demandes d’informations et d’interviews. Sur aucun sujet.

Leur argument, du moins celui avancé par la responsable de la communication lors de deux brefs entretiens téléphoniques ? Mes textes et mes questions sont « orientés », il s’agit de « prises de position ». Sans qu’il lui ait été possible, ou souhaitable, de me donner des précisions sur ce qui relevait d’une quelconque « orientation ».

Soyons précis : mes premières publications pour Rue Haute relevaient du simple fact-checking d’un reportage de France 2 consacré à Voiron et à ses « secrets pour redynamiser son centre-ville ». Rien, dans ces textes, ne concernait directement la mairie.

Puis Emmanuel Macron a dissous l’Assemblée nationale. J’ai envoyé une liste de questions centrées sur l’action d’Héloïse Baradel (candidate LR aux législatives) en tant que conseillère municipale déléguée de la Ville de Voiron, et dont les absences répétées au conseil municipal me paraissaient engendrer certains problèmes qu’il était utile d’éclaircir. Des questions visiblement trop mordantes pour la mairie, mais qui me semblaient s’imposer dans un contexte de démocratie représentative (je reviendrai sur ce point dans un prochain post).

Précisons que la responsable de la communication de la Ville de Voiron a refusé de me confirmer par écrit que la mairie ne répondrait pas à mes questions.

En tant que journaliste, je regrette cette situation et garde l’espoir qu’elle évoluera vers davantage de dialogue et de transparence.

4 réponses à « La liberté de la presse selon la mairie de Voiron »

  1. Avatar de Que faire quand une mairie ne vous répond pas? – Rue Haute

    […] avec la mairie de Voiron. Pour rappel, cette dernière a refusé de me rencontrer et décidé de ne jamais répondre à mes questions. Pour autant, je ne me résigne pas à cette attitude qui ne me semble pas correspondre à un […]

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  2. Avatar de Un maire à la barre #1 : « Ça me blesse et je me sens menacé » – Rue Haute

    […] citer Anthony Peres (directeur de cabinet de Julien Polat et de la communication de la Ville) et Elsa Dessimond (responsable du service comm’), Geoffrey Trenta (Trenta Immobilier) et David Levenkron […]

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  3. Avatar de Un maire à la barre #5 : « Monsieur Polat est-il fasciste ? » – Rue Haute

    […] pas forcément. Combien ont lu le livre de chercheurs d’une université d’extrême gauche ? Ces écrits sont orientés ! Combien sont capables de suivre la référence, de commander le livre, de le […]

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  4. Avatar de Sur le vif | Pas de stand pour les droits des femmes à Voiron – Rue Haute

    […] J’aurais volontiers contacté la mairie de Voiron pour avoir des précisions, mais, je le rappelle, elle m’a signifié très clairement qu’elle ne répondrait jamais à aucune de mes questions. […]

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